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RONDS-POINTS : METTRE LE COUP DE FREIN

Les ronds-points se sont multipliés en France. D'un coût non  négligeable pour les collectivités,leur utilité est parfois remise en question par les usagers.



Arrivés en France dans les années 80, les « carrefours giratoires », plus communément appelés « ronds-points », présentent une double fonction de sécurisation routière et de fluidité du trafic. En cassant les règles de priorité d'un carrefour classique, et en donnant la priorité aux véhicules déjà engagés sur le giratoire, les ronds-points contraignent à ralentir, sans systématiquement obliger à l'arrêt. Installés d'abord en périphérie et dans les zones rurales, les ronds-points ont enregistré des résultats éloquents avec une diminution de 80 % du nombre d'accidents et de 90 % du nombre de tués [1]. Pour les ronds-points urbains, une enquête fait état d'une diminution de 15% des accidents et de 46 % des accidents graves. Résultat : une frénésie s'est emparée du pays, chaque commune voulant « son » rond-point pour sécuriser le trafic sur ses tronçons dangereux. Parti des campagnes, le phénomène a progressivement touché les zones urbaines, au point d'atteindre aujourd'hui le nombre de 40 000 ronds-points, faisant de la France la détentrice d'un record du monde.
 

Des grands ronds-points aux mini-giratoires

Aujourd'hui, 80 % des carrefours giratoires sont urbains ou péri-urbains. « Les maires ont été séduits par l'attractivité et l'engouement sécuritaire des ronds-points », estime Christophe Ramond, directeur des études de l'association Prévention Routière. De fait, ce sont eux qui prennent la décision de leur construction ou, s'il s'agit de route départementale ou nationale traversant la commune, sollicitent le conseil départemental ou l'État. Ils doivent bien entendu faire effectuer, en amont...

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Avril 2018
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