POMPES FUNÈBRES : FAUT-IL ENVISAGER UN RETOUR AU MONOPOLE PUBLIC ?

Dans son rapport 2019, la Cour des comptes s'est penchée sur la gestion des services funéraires. Résultat : elle préconise un renforcement des contrôles de la part des collectivités.


En 1993, le législateur a abrogé le monopole des communes sur la gestion des obsèques. Objectifs affichés : faire baisser les prix tout en assurant un meilleur service aux familles. Aujourd'hui, le constat est sévère. Cette ouverture à la concurrence s'est traduite par un manque de transparence dans les prix et une évolution tarifaire défavorable aux familles. Faut-il aller jusqu'à envisager un retour au monopole public ?
 

Une flambée des prix

La gestion de ce service public est aujourd'hui marquée par la pluralité des intervenants publics et privés. L'activité funéraire, qui regroupe les services des pompes funèbres, les chambres mortuaires et les crématoriums, est partagée entre les collectivités, sous forme de régie municipale ou de délégation de service public, et les opérateurs privés. Un secteur lucratif, avec un chiffre d'affaires annuel, en constante évolution, de plus de 2,25 milliards d'euros. Toutefois, « insuffisamment contrôlé, le secteur se caractérise par sa concentration, la hausse des prix et...

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Décembre 2019
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