FEMMES ET MAIRES – ÉVOLUTION DES USAGES : MADAME « LE » OU « LA » MAIRE ?

C'est la question que se posent tous les administrés qui souhaitent s'adresser à leur maire lorsque c'est une femme qui porte l'écharpe tricolore.
 

Des titres de fonction féminisés s'observent toujours plus fréquemment dans la presse nationale. Il n'est pas rare, en feuilletant Le Monde ou Libération, de trouver écrit « la ministre », « la juge », « l'auteure », voire « l'autrice ». Dans certains milieux, se prône également une écriture dite inclusive lorsque le message s'adresse à un public de femmes et d'hommes « confondu·e·s ». Cette pratique allant jusqu'à se développer dans les administrations (fiches de postes, communiqués…), Édouard Philippe a jugé bon d'intervenir pour calmer les initiatives les plus créatives. Quant à la position de l'Académie française, gardienne d'une langue conventionnelle, elle fait l'objet de débats puisqu'un rapport spécifiquement dédié s'apprête à être publié. Alors, féminiser les titres de fonction relève-t-il d'un simple effet de mode ou d'une véritable évolution des usages ? À quelle autorité peut-on se vouer pour ne pas manquer de respect à son édile ?
 

Gouvernement et Académie française : deux appréciations des usages

Dans sa circulaire du 21 novembre 2017, le Premier ministre pose quelques règles lexicales pour harmoniser les pratiques de l'action publique. Il condamne l'écriture inclusive, mais pas la féminisation des titres de fonction, allant jusqu'à mentionner « l'auteure » [1]. L'Académie française fait preuve de davantage de rigueur. Selon Patrick Vannier, du service du Dictionnaire de l'Académie, « la langue est une affaire...

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Mars 2019
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