8 conseils pour planifier sa stratégie de campagne

Une campagne électorale se prépare plusieurs mois à l'avance. Quelques orientations doivent être rapidement définies.


Lorsque s'ouvre la période de campagne officielle, c'est-à-dire 15 jours avant le scrutin, nombre d'électeurs ont déjà fait un choix que la réception de la « profession de foi » ne vient que confirmer. Il est donc nécessaire d'anticiper.
 

1. Établir un rétroplanning

Une campagne électorale ne s'improvise pas. À la différence d'un scrutin uninominal, garant d'une certaine efficacité décisionnelle, un scrutin de liste, sauf exceptionnel charisme de la tête de liste, relève d'abord d'un management du collectif. Or, les délais de conception de certains supports de communication - par exemple, le projet de mandat - peuvent s'avérer particulièrement longs lorsque leur contenu procède d'un débat démocratique collectif. Il est alors nécessaire de poser en amont des jalons qui borneront chacune des étapes de la campagne. Le planning, assis sur les dates butoirs des 15 et 22 mars prochains, peut, par exemple, s'articuler autour de la succession de trois temps forts que sont les présentations aux électeurs : 1/ de leur bilan pour les élus sortants (ou de leur diagnostic pour les challengers) ; 2/ des candidats qui composent la liste ; 3/ et enfin de leur projet de mandat.
 

2. Nommer un directeur de campagne

Dès qu'il est désigné, le candidat tête de liste a intérêt à nommer un directeur de campagne. Celui-ci se chargera de l'aspect organisationnel et logistique de la campagne, libérant la tête de liste de tâches pratiques. Le directeur de campagne, véritable animateur interne, accessible pour chaque membre de l'équipe, est également le représentant du candidat tête de liste auprès des partenaires politiques comme des autorités municipales ou préfectorales.
 

3. Désigner un mandataire financier   

Dans les communes de 9 000 habitants et plus, le candidat tête de liste doit obligatoirement désigner un mandataire financier chargé de la comptabilité de la campagne électorale. Pour autant, même dans les autres communes, il est bienvenu qu'un trésorier soit chargé, au titre des recettes, de la sollicitation des candidats et des sympathisants pour financer la campagne et, au titre des dépenses, de la demande des devis aux prestataires. Dans les communes de 9 000 habitants et plus, le compte de campagne doit également être validé, après le scrutin, par un expert-comptable. Il est prudent de recruter ce professionnel en amont, de façon à ce qu'il puisse éventuellement...

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Octobre 2019
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