CANTINE À 1 EURO ET PETIT-DÉJEUNER GRATUIT : C’EST PARTI !

Les communes rurales sont au coeur de deux dispositifs en cours d'expérimentation en matière de restauration scolaire. Des questions restent en suspens.
 

Deux mesures du Plan pauvreté – la cantine à 1 euro et le petit-déjeuner gratuit – paraissaient a priori relever d'une dynamique alimentaire et sociale plutôt souhaitable. Leur annonce en avril dernier a pourtant provoqué des réactions d'opposition en cascade : risque d'obésité, stigmatisation des familles, ingérence de l'État, problèmes d'organisation des collectivités… D'autant plus que nombreuses communes proposent déjà aux familles des tarifs sociaux.
 

Volontariat des communes

La cantine à 1 euro dans les écoles du primaire s'adresse aux communes volontaires parmi les 10 000 d'entre elles qui bénéficient de la dotation de solidarité rurale cible. Il s'agit ainsi de petites collectivités considérées comme financièrement les plus fragiles. Pour les petits déjeuners gratuits, la disposition concerne les territoires prioritaires de la politique de la Ville, mais également les zones rurales au sein desquelles « un besoin social a été identifié ». Là aussi, les communes doivent être volontaires. Pour ce second dispositif, une expérimentation a débuté, depuis avril dernier, dans 25 départements, la généralisation devant être opérationnelle à compter de septembre prochain. Peuvent également s'inscrire dans le dispositif de la cantine à 1 euro les intercommunalités qui disposent de la compétence restauration collective si deux tiers au moins de leur population résident dans des communes éligibles.

La prime aux mauvais élèves ?

Le soutien de l'État aux communes volontaires s'élèvera à 2 euros par repas à la cantine. « Nous avons demandé à l'État une concertation pour avoir des éclaircissements sur les collectivités bénéficiaires, et nous avons acté une bonne volonté réciproque, commente Agnès Le Brun, maire de Morlaix (Finistère, 14 721 habitants) et rapporteuse éducation de l'Association des maires des France (AMF). Le risque serait que cette disposition ne bénéficie qu'aux communes qui ne sont pas engagées dans une tarification sociale. Nous attendons donc des clarifications sur l'éligibilité, les modalités et la pérennité du dispositif. » Il serait en effet paradoxal que la subvention étatique apparaisse comme une prime aux seuls « mauvais élèves ».
 

Les maires sortent leur calculette

Selon le ministère des Solidarités et de la Santé, les communes aidées seraient tout à la fois celles qui ont déjà un dispositif de tarif social mais dont la plus faible tranche est actuellement supérieure à 1 euro, celles qui accepteraient de s'engager vers une tarification sociale avec au moins trois niveaux ainsi, bien sûr, que celles qui proposent déjà un tarif unique égal ou inférieur à...

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Juillet - Août 2019
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