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TRANSPORTS COLLECTIFS : FAUT-IL ENVISAGER LA GRATUITÉ ?

Certaines agglomérations ont opté pour la gratuité des transports en commun. Résultat : une fréquentation en hausse malgré quelques inconvénients.


Selon le Groupement des autorités responsables de transport (GART), si cette pratique de gratuité « reste minoritaire, elle séduit un nombre croissant d'agglomérations, majoritairement de moins de 50 000 habitants ». À ce jour, 21 collectivités ont franchi le pas [1] dont plus de la moitié ont moins de 100 000 habitants.

Fréquentation versus report modal

Côté avantages, la fréquentation augmente partout. À la communauté urbaine de Dunkerque (Nord, 17 communes, 199 893 habitants), où, depuis le mois de septembre, la gratuité totale succède à celle du week-end, la fréquentation a bondi de + 50 % en semaine et de + 120 % le week-end ! À Châteauroux Métropole (Indre, 14 communes, 72 733 habitants), on est passé de 1,52 million de voyageurs en 2001 à 5 millions en 2017, après gratuité et à la faveur d'une extension de réseau. Principal objectif de ces EPCI : la réduction de la pollution. Mais la part modale de la voiture baisse-t-elle pour autant ? Pour l'instant, à Dunkerque, il est trop tôt pour conclure. Mais, selon Jacques Rapoport, qui a été le directeur des réseaux de transports publics de l'agglomération lyonnaise, « la gratuité entraîne peu de report modal de la voiture vers les transports en commun » [2]. Les reports concernent principalement « des modes doux, notamment la marche à pied », ce qui amenuise considérablement les bénéfices écologiques.
 

Gratuité ou équité ?

La gratuité se veut aussi sociale. « La mobilité est un droit fondamental. En baissant les impôts, on privilégie les plus riches ; en rendant les transports gratuits, on s'adresse aux ménages modestes sans voiture, aux...

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Janvier 2019
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