COMMENT SE PORTENT LES VILLES D’EAU ?

Un optimisme modéré souffle actuellement sur les stations thermales. Regard sur les faiblesses, mais aussi les atouts de ce secteur désormais lié tant à la santé qu'au tourisme.


Présent dans certaines zones rurales ou montagnardes, le thermalisme est un outil d'aménagement du territoire. Que seraient en effet certaines petites communes sans leurs thermes, facteur tant d'identité que d'emplois? Pourtant, nombre d'exploitants, publics ou privés, de ce secteur connaissent des déboires financiers, allant parfois jusqu'à la liquidation judiciaire.
 

Les établissements privés plus rentables

Un rapport dressé en 2016 par le Comité d'évaluation et de contrôle des politiques publiques donne une vision globale du thermalisme. Sous la plume des rapporteurs Dominique Dord, maire d'Aix-les-Bains (Savoie, 30291 habitants) et Jeanine Dubié, députée des Hautes-Pyrénées, on apprend notamment que seuls « 25 % des établissements sont sous gestion publique » (régie, société publique locale ou société d'économie mixte). Parmi eux, se trouve la première station thermale de France, Balaruc-les-Bains (Hérault, 6864 habitants) qui a reçu 51800 curistes en 2015! Cependant, la fréquentation des établissements publics est en moyenne très inférieure à celle des établissements privés: 3500 curistes en 2015 pour le public, contre 5400 pour le privé. Et de conclure: « Certaines communes éprouvent des difficultés à confier la gestion de leurs sites au secteur privé, même avec un loyer très faible, du fait de cette faible fréquentation. » Et pour cause : leur rentabilité est en moyenne relativement limitée, « la marge d'exploitation nette de la plupart des établissements thermaux publics ne dépassant pas 3 % du chiffre d'affaires ». Quand cela est possible, la délégation de la gestion de ces établissements au privé est donc préférée par la majorité des villes thermales.

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Septembre 2017
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