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QUELLE PLACE POUR L’OPPOSITION MUNICIPALE ?

Les élus locaux d'opposition seraient 30 à 40 000 en France. Ils ont quelques droits garantis par la loi, mais leur respect nécessite souvent une bonne dose de pugnacité.


Pour la présidente de l'Association nationale des élus locaux d'opposition (AELO), Clotilde Ripoull, il y a trois types de garde-fou au niveau communal aujourd'hui : « Le contrôle de légalité des délibérations par les préfectures qui n'ont cependant plus les moyens d'agir en profondeur, celui des chambres régionales des comptes et celui des oppositions locales qui contrôlent en fonction de leurs capacités. » Mais elle déplore qu'il n'y ait pas toujours de véritables oppositions. C'est notamment le cas dans certaines intercommunalités dominées par une grande ville : « Le poids des oppositions y est inexistant, d'autant que, par le jeu des fusions, des postes ont sauté, et ce sont toujours ceux des oppositions. » En outre, Clotilde Ripoull constate, amère, le peu d'intérêt dont son association, l'AELO, qui regroupe pourtant des élus de toutes obédiences, fait l'objet de la part du ministère de l'Intérieur (DGCL) et même de l'Association des maires de France (AMF) : « Le droit des élus d'opposition ? Circulez, il n'y a rien à voir… Au lieu de rappeler des maires à l'ordre, l'AMF les couvre bien souvent… »
 

Des droits garantis mis à mal

Et pourtant! L'AELO évoque, à chaque nouvelle mandature, des démissions d'élus d'opposition subissant trop de brimades. Pour lutter contre ces abus, (...)
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Octobre 2017
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