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POLÉMIQUE : VERS UN RETOUR DE LA CONSIGNE

Le gouvernement souhaite revenir à la consigne. Les associations d'élus freinent, même si une poignée de collectivités se sont déjà engagées.


Dans le cadre du Programme national de prévention des déchets 2014-2020, en février dernier, Brune Poirson, secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, promouvait la filière de la consigne pour certains produits : bouteilles en plastique, canettes métalliques, piles. De quoi susciter l'inquiétude de l'Association des maires de France qui s'est émue « d'une profonde remise en cause du modèle français de collecte et de recyclage des emballages, fondé sur des partenariats entre entreprises et collectivités dans le cadre des filières à responsabilité élargie du producteur (REP) ». Et de pointer tout à la fois de potentiels reculs de la collecte sélective des emballages, l'amputation des moyens des éco-organismes et la disparition de certaines recettes des collectivités… Du coup, pour éviter une nouvelle grogne des élus, la « feuille de route pour l'économie circulaire » du 23 avril dernier revoit les ambitions à la baisse. Mais elle entend toutefois « accélérer la collecte, notamment à travers une nouvelle génération de consigne » ou développer la « consigne solidaire » pour financer des causes environnementales ou de solidarité.




Une pratique très limitée

La consigne, largement pratiquée en France pour les contenants en verre, a progressivement disparu dans les années 1980 en raison du développement des emballages plastiques et des briques alimentaires. Mais, pour Nicolas Garnier, délégué général d'AMORCE, «l'arrêt de la consigne du verre au profit de la collecte sélective s'explique aussi par le moindre coût à transporter du verre cassé ». Aujourd'hui, la consigne se limite à peu près...

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Juillet - Août 2018
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