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COMMENT FAIT-ON POUR... LUTTER CONTRE LE BRÛLAGE À L’AIR LIBRE DES DÉCHETS VERTS ?

Source de pollution majeure, l'incinération des déchets verts est interdite. Stopper cette pratique suppose de proposer des solutions alternatives permettant aux habitants de se débarrasser ou de réutiliser les résidus de l'entretien de leurs jardins.

 

Malgré l'interdiction du brûlage à l'air libre des déchets verts depuis 1978 (pour les particuliers, entreprises et collectivités territoriales), la pratique persiste. Selon l'ADEME, les tontes de pelouses, tailles de haies, résidus d'élagage, feuilles mortes… génèrent 160 kg de déchets verts par personne et par an, et 9 % des foyers les brûlent à l'air libre, soit 1 million de tonnes incinéré chaque année ! Faute de savoir quand le brûlage a lieu, il est difficile pour le maire de faire respecter la réglementation. Les collectivités ne sont pas pour autant démunies. Des solutions permettent d'agir sur le gisement, la collecte et le traitement des déchets verts.
 

1. Mesurer les risques sanitaires

Au-delà des nuisances au voisinage et du risque d'incendie par propagation, l'incinération de déchets verts est une source majeure de pollution atmosphérique. Leur combustion génère des substances polluantes (particules fines, composés cancérigènes et benzène) toxiques pour l'homme et l'environnement. Une étude de l'Agence nationale de la santé publique de juin 2016 évalue à 42 000 décès prématurés annuels l'impact sanitaire de la pollution atmosphérique, particulièrement des particules fines. Or, le brûlage des déchets verts et le chauffage au bois constituent leur principale source d'émission : jusqu'à 45 % de particules rejetées dans l'air. À titre de comparaison, brûler à l'air libre 50 kg de végétaux verts dégage autant de particules nocives que 3 mois de chauffage d'un pavillon avec une chaudière au fioul, ou près de 13 000 kilomètres parcourus par une voiture diesel récente.
 

2. Sélectionner les végétaux

Le meilleur déchet est toujours celui que l'on ne produit pas. Autant donc agir en amont, dès l'aménagement des espaces verts – publics ou privés – en choisissant les essences végétales en fonction des volumes de déchets qu'elles produiront : végétaux à croissance lente nécessitant peu, voire pas, de taille, couvre-sols limitant la pousse des...

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Décembre 2018
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