CANTINES SCOLAIRES : LOI ALIMENTATION, DE NOUVELLES EXIGENCES

Le législateur exige que les collectivités respectent, dès 2022, un quota de 50 % de produits bio et locaux dans les cantines. Du pain sur la planche pour les maires.
 

La loi Agriculture et Alimentation du 30 octobre 2018 introduit des changements notables dans la composition des menus des cantines scolaires publiques comme privées. Les produits issus de l'agriculture locale respectant l'environnement ou de l'agriculture biologique, qui bénéficiaient déjà de fortes incitations, deviendront obligatoires à la date d'échéance de 2022 à hauteur de « 50 % de la valeur d'achat desdits produits ». La législation prévoit que les repas servis dans les écoles, les hôpitaux ou encore les restaurants d'entreprise devront être composés « avec un seuil spécifique à hauteur de 20 % de produits bios et de 30 % de produits dits de qualité provenant de divers labels comme les AOP, les AOC, les labels rouges, l'écolabel pêche ou les hautes valeurs environnementales », précise Cédric Prévost à la direction générale de l'Alimentation.
 

50 % de bio : un objectif hors sol ?

Un objectif de taille obtenu par un amendement de Delphine Batho, l'ancienne ministre de l'Écologie. Déjà, les États généraux de l'alimentation, en 2017, avaient souhaité que l'on passe de 20 % – la norme fixée par le Grenelle de l'Environnement – à 50 % de bio. Plus facile à dire qu'à faire quand on épluche le cahier des charges des prestataires et la difficulté de nouer des partenariats entre producteurs locaux et petites collectivités. Pour le moment, « la moitié des mairies tournent en dessous des 5 % de bio », considère un directeur de cabinet. Ce que confirme l'Agence Bio qui estime en moyenne à 4 % la part des produits bio servis dans la restauration scolaire. À Coulommiers (Seine-et-Marne, 14 947 habitants), la commune assure déjà entre 10 et 15 % de produits bio dans les six cantines de la ville. Un résultat obtenu grâce à la volonté politique de la municipalité face aux contraintes de l'industrie agroalimentaire et au surcoût généré par le bio.

Parmi les meilleurs élèves, on trouve la...

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Février 2019
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