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Juillet-août 2005
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Editorial
Désespérant Souvenons-nous. Cétait en janvier 2004. Jacques Chirac, présentant ses vux aux « forces vives de la Nation », proposait le remplacement de la taxe professionnelle par un dispositif fiscal « qui ne pénalise pas lindustrie ». Aussitôt, un large processus de concertation se mettait en place, incarné par la commission Fouquet. Les associations délus, unanimes, publiaient une déclaration commune, demandant que le nouvel impôt repose sur des critères simples : des bases facilement localisables et suffisamment dynamiques pour prendre en compte la croissance économique, des taux maîtrisés par les communes et leurs groupements. Les communautés, dont les ressources dépendent chaque année un peu plus de la taxe professionnelle unique, simpliquaient alors fortement dans le débat, à lissue capitale pour elles. Et Marc Censi, le président de leur principale association, lADCF, se déclarait clairement favorable à une taxe locale sur la valeur ajoutée. Fin décembre 2004, la commission Fouquet remettait sa copie, reprenant à son compte cette idée, mais souhaitant, en outre, que la nouvelle taxe soit assise sur la valeur locative foncière. Proposition immédiatement jugée « intéressante », là encore, par lensemble des associations délus. En toute logique, nous aurions donc dû, lautomne prochain, assister à ladoption de ce dispositif par le Parlement et à son intégration au moins partielle dans la loi de finances pour 2006. Or, parlant à la mi-juin devant quelques chefs dentreprises, le nouveau Premier ministre, Dominique de Villepin, a proprement enterré la réforme, envisageant au mieux un simple « replafonnement » de la taxe professionnelle, afin quelle ne dépasse en aucun cas 3,5 % de la valeur ajoutée par les entreprises. Agissant avec discrétion et grande efficacité, le secteur des services, conduit par les banques et la grande distribution, a donc eu raison dun projet qui lui portait ombrage. En une phrase, des mois de travail de dizaines délus locaux et de hauts fonctionnaires ont ainsi été anéantis Et la promesse présidentielle sest envolée. « Désespérant » et « désastreux », ont commenté Marc Censi et lADCF. Ce sont les adjectifs qui viennent spontanément à lesprit. Jean Bourdelle Avec ce numéro prend fin ma collaboration au Journal des Maires. Au terme d'un septennat passionnant, facilité par la qualité du travail de nos collaborateurs et par les riches contacts noués avec les lecteurs, je rejoins, en roue libre, la ligne d'arrivée de ma Grande Boucle professionnelle. Vous qui êtes attachés à l'indépendance et à la qualité rédactionnelle de ce journal, vous reporterez votre confiance sur Christophe Robert, qui en est désormais le rédacteur en chef. |
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