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Janvier 2004
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Stop !
Début décembre, le comité de conciliation Parlement européen/Conseil de lEurope est parvenu à un accord en son sein sur le contenu de la directive emballages destinée à prolonger le texte de 1994. Si elle est validée par le Conseil dernier obstacle sur son chemin, qui pourrait être franchi avant le printemps , le recyclage des emballages ménagers devra doubler dici 2008 et atteindre 60 % pour le verre, 60 % pour le papier, 50 % pour les métaux, 22,5 % pour les plastiques et 15 % pour le bois. Si lobjectif reste aux limites du raisonnable pour le verre, le papier et lacier, il est totalement irréaliste pour le bois et les plastiques, sauf à décider de gaspiller des centaines de millions deuros supplémentaires chaque année (1). La directive de 1994, rappelons-le, impose dores et déjà 15 % de valorisation matière pour les plastiques. Or, selon les derniers chiffres officiels, ce pourcentage na pas été atteint malgré les fortes incitations financières dont ont bénéficié les collectivités locales (2). Et ce forcing a conduit Eco-Emballages dans une impasse majeure. Certes, si les plastiques rendent déminents services aux consommateurs en assurant, au moindre coût, une excellente protection des produits manufacturés et des aliments, ils posent dimportants problèmes environnementaux lorsquils sont disséminés dans la nature par incivisme. Mais ces nuisances ne seront en rien réduites par le tri sélectif poussé ! A linverse, ces matériaux à base de pétrole, rappelons-le peuvent parfaitement être valorisés en incinération avec récupération dénergie. Dans ce cas, ils permettent même daméliorer les performances environnementales des incinérateurs, pour peu que lépuration des fumées soit correcte. Roselyne Bachelot, lorsquelle est arrivée au gouvernement, nous avait promis un retour au réalisme en matière de traitement des ordures ménagères. Cest le moment pour elle de passer aux actes et de dire stop aux délires de quelques lobbies européens (3). Les économies réalisées sur ce dossier seront bien utiles pour sattaquer aux vrais problèmes environnementaux. Notamment à ceux qui mettent en cause la santé publique. Jean Bourdelle (1) La tonne de plastique recyclée revient, dores et déjà, à des prix de 2 à 5 fois supérieurs aux prix des résines vierges ! (2) Et, peut-être aussi, malgré des manipulations, si lon en croit notre confrère Recyclage Récupération. Sur ce sujet, quattend le ministère de lEcologie pour diligenter une enquête de ses services ? (3) Derrière les emballages se cachent principalement les intérêts divergents de groupes agroalimentaires français et allemands. |
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