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Septembre 2003
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Editorial
Pour quelques degrés de trop Les maires se souviendront de lété 2003. Sécheresse, canicule, incendies Dans la quasi-totalité des régions de lHexagone, ils ont eu à faire face à des situations exceptionnelles, souvent graves, parfois dramatiques. Avec les moyens du bord, ils ont dû parer au plus pressé. Ici, veiller au juste rationnement de leau. Là, aider à lapprovisionnement en fourrage des troupeaux. Ailleurs, participer à la lutte contre le feu ou à la surveillance des forêts Et, partout, sassurer que la vie des personnes les plus fragiles nétait pas mise en danger par les folies de la nature. Malgré ce dévouement, le bilan est lourd. Si les communes rurales, aux mailles sociales encore serrées, ont fait face aux urgences, les zones urbaines et périurbaines ont montré leurs faiblesses. Sous la solidité apparente des institutions est apparue la trame élimée des moyens humains réellement disponibles pour participer aux secours. Pour quelques degrés de trop, les hôpitaux ont été débordés et les morgues submergées. Il reste dans la mémoire de chacun des images terribles, que nous tous nimaginions pas voir dans un grand pays développé. La commission denquête que lAssemblée nationale va constituer aura à tirer les leçons des dysfonctionnements de notre système de soins. Elle devra aussi dire pourquoi, dans des maisons de retraite au coût de séjour si élevé, il ny a personne pour faire boire simplement faire boire les pensionnaires handicapés Elle devra aller voir pourquoi, chez nos proches voisins à la population aussi vieillissante que la nôtre et aux budgets sociaux plus faibles , les mêmes causes nont pas eu les mêmes effets. Dores et déjà, une première constatation simpose : cest seulement au prix dune réorganisation profonde de la prise en charge des personnes âgées que de nouveaux drames pourront être écartés. Au-delà, et plus fondamentalement, il nous faut réfléchir aux conséquences globales de lallongement actuel de la durée de vie, le plus grand et le plus rapide quait connu lhumanité. Cette réalité ne concerne pas seulement le financement des retraites futures J.B. |
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