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EDITORIAL
Pour le droit au bonheur durable Alors que la France et lUnion européenne senfoncent dans la crise économique, nous avons le sentiment dassister à de faux débats et dinutiles polémiques. La Corse ? Qui osera prétendre que lîle souffre surtout de lexistence de deux départements ? Dès lors, fallait-il dépenser autant dénergie à organiser un référendum sur cet unique objet ? La décentralisation ? Voilà plus de vingt ans que à limage des écoles primaires les personnels techniques des lycées et des collèges auraient dû passer sous lautorité des régions et des départements. Mais fallait-il y ajouter les médecins scolaires, les infirmières et les assistantes sociales, indissociables de la communauté éducative ? Les intermittents du spectacle ? Le système actuel est très contestable, mais il correspond aux intérêts de laudiovisuel (y compris public), du cinéma, du théâtre, de la musique (et des collectivités locales ) qui disposent, grâce à lui, de bons professionnels dune très grande souplesse demploi. Dès lors, fallait-il en remettre en cause quelques dispositions sans quen soient, simultanément, supprimées les injustices les plus criantes ? Lenvironnement ? Qui oserait être contre le développement durable ? Qui refuserait de prendre des précautions dans ses activités quotidiennes ? Mais est-ce lénoncé de grands principes qui va traiter les pollutions et recycler les déchets ? Et que va apporter à la Constitution française lajout dune charte tout à la fois confuse et vide (lire ci-contre) ? Principe pour principe, plaidons pour le principe de réalité, auquel les maires doivent sans cesse se référer sils veulent être réélus. Cest celui-là quil faudrait inscrire de toute urgence dans la loi fondamentale de la République. Et, pour faire bonne mesure, inscrivons-y aussi le droit au bonheur, qui figure depuis plus de deux siècles dans la Déclaration dindépendance des Etats-Unis dAmérique. Et qui figurait dans la Constitution française de 1793. Le droit au bonheur durable ? Voilà qui réconcilierait peut-être, à la rentrée, les citoyens et le pouvoir J.B. |