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RURALITÉ : LUTTER CONTRE LE DÉSERT PHARMACEUTIQUE

Le maintien des pharmacies en milieu rural dépend de la présence de médecins, mais aussi de l'inventivité des pharmaciens, de leur capacité à mutualiser et de l'appui des élus locaux.


En France, au rythme de 101 fermetures par an, les pharmacies d'officine sont passées de 22610 en 2005 à 21591 en 2015. L'année 2015 a même enregistré un record de 181 fermetures avec les plus forts reculs en Corrèze, dans l'Orne, la Haute-Marne, le Puy-de-Dôme et le Gers. Le désert pharmaceutique est sensible dans le Grand Est comme en Normandie où même l'Eure affiche 25 pharmacies pour 100000 habitants, contre 34 pour la moyenne nationale. Et la relève n'est pas au rendez-vous: la moyenne d'âge des pharmaciens titulaires est passée de 48,2 ans en 2005 à 50,2 ans en 2015[1]. Alors qu'« une pharmacie s'achète en moyenne entre 50 et 80 % du chiffre d'affaires annuel, en milieu rural c'est plutôt
20 à 50 % », selon Arnauld Cabelguenne qui a repris, avec son épouse, deux pharmacies dans le Gers, à Lectoure (3724 habitants) et Miradoux (519 habitants).
 

Des causes multiples

Les explications de ce désert pharmaceutique sont diverses parmi lesquelles l'obligation pour les petites pharmacies rurales d'acheter leurs médicaments à des grossistes et non à des laboratoires peu intéressés par de faibles volumes ou la concurrence des grandes surfaces sur les produits paramédicaux. « C'est aussi dû à l'appauvrissement et la baisse de population rurale », explique Arnauld Cabelguenne.








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Juillet - Août 2017
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